La clé d’une immigration réussie

Les relations sociales et le partage des valeurs

Le parcours de l’immigrant, je le connais bien. Moi-même , j’ai quitté l’Europe pour m’établir à Québec avec ma famille. Au début, on imagine le pays d’accueil un peu comme un Eldorado, où tout est plus beau et plus attrayant que ce qu’on a quitté. Ensuite, on bascule dans la réalité, avec un réveil parfois douloureux. On a moins de relations sociales, dans certains cas, pas de travail, plus de réseau professionnel établi, on parle une langue différente…

Bref, on se sent en perte de repères et en questionnement. Certains auront tendance à se replier sur eux-mêmes, à penser que cela va être un défi insurmontable que de bâtir de nouvelles relations, d’appréhender un nouveau milieu ou d’apprendre une nouvelle langue.

C’est vrai, la route de l’immigrant est parfois longue et sinueuse mais elle peut aussi se révéler source de richesse et de renouveau. Après tout, c’est une chance formidable que de pouvoir se constuire un nouvel avenir. Le tout est d’être ouvert, de sortir de chez soi, de parler avec ceux qui nous entourent, de participer à la communauté mais aussi de demander de l’aide quand on en a besoin. C’est de cette façon que l’immigrant peut espérer se constuire un réseau, retrouver ses repères (même s’ils différeront sans doute de ceux du pays d’origine) et intégrer sa nouvelle société.

Chaque immigrant a un parcours et un vécu différent. Mais tous ceux qui ont choisi de rester au Québec vous le diront : c’est en se liant avec des locaux et en partageant leurs valeurs que l’on réussit son immigration. - N.D.